C'est la question qu'on me pose le plus souvent, et elle est légitime. Les outils qui fabriquent une application à partir d'une phrase existent, ils sont bons, et je m'en sers tous les jours. Voici ce qu'ils font vraiment, ce qu'ils ne font pas, et les cas où vous n'avez pas besoin de moi.
Parce que fabriquer l'application n'a jamais été la partie difficile. La partie difficile, c'est de savoir quoi fabriquer.
Ces outils s'adressent à quelqu'un qui sait déjà exactement ce qu'il veut et qui accepte de le construire lui-même. Si c'est votre cas, allez-y, franchement : vous n'avez pas besoin de moi.
Mais la plupart du temps, le problème arrive autrement. Il ressemble à « nos plannings sont dans un classeur que trois personnes modifient en même temps », ou à « on ressaisit les mêmes informations quatre fois ». Formuler ça en cahier des charges, c'est déjà 80 % du travail. Et ça, aucune phrase tapée dans une fenêtre ne le fait à votre place.
Oui, et ils sont bons. Mais 40 € par mois, ce n'est pas un prix : c'est un abonnement, une dépense qui ne s'arrête jamais. 480 € la première année, près de 2 500 € au bout de cinq ans — et au bout de ces cinq ans, vous n'avez toujours rien acheté.
Le jour où vous cessez de payer, l'outil s'éteint. Vos écrans, vos règles de calcul, vos automatisations : tout vit chez eux. Vous ne possédez pas le code, vous ne pouvez ni le confier à quelqu'un d'autre, ni le faire évoluer sans passer par eux.
Et le prix ne dépend pas de vous. Un abonnement augmente, une formule change, un service se fait racheter ou ferme. Vous suivez, ou vous partez en laissant l'outil derrière vous.
Ce que je livre est à vous. Vous payez une fois, l'outil vous appartient, et il continue de tourner même si nous ne travaillons plus ensemble.
Jamais le début. On arrive très vite à quelque chose qui marche, et c'est sincèrement impressionnant. Ça coince toujours aux mêmes endroits :
Ces 20 % là représentent l'essentiel du travail réel — et ce sont eux qui décident si l'outil sera utilisé dans deux ans ou abandonné en six mois.
Oui, tous les jours, et je préfère le dire franchement plutôt que de le laisser découvrir.
C'est même une bonne nouvelle pour vous : c'est ce qui me permet d'aller vite, de vous montrer un écran manipulable pendant qu'on discute encore du besoin, et de facturer un projet à un prix sans rapport avec celui d'une agence.
Ce que vous payez, ce ne sont pas des heures de frappe au clavier. C'est quelqu'un qui sait quoi demander, qui vérifie ce qui sort, et qui répond de ce qui est livré. L'outil ne signe pas le contrat. Moi, si.
Question à poser à tout le monde, et la réponse des plateformes grand public est rarement claire : vos données vivent chez elles, sur leur infrastructure, selon leurs conditions, et vous partez rarement avec.
Posez-vous la question autrement : êtes-vous à l'aise à l'idée que vos bulletins de paie, vos contrats et vos fichiers clients soient hébergés là ?
De mon côté, l'hébergement est choisi avec vous, la localisation est écrite dans le contrat, et vos données restent les vôtres — exportables à tout moment, dans un format que vous pouvez relire sans moi.
C'est la différence la plus simple à comprendre, et la plus sous-estimée quand tout va bien.
Un vendredi à 17 h, quand l'outil qui sort vos bons de livraison refuse de s'ouvrir, vous avez besoin d'un numéro qui décroche — pas d'un formulaire de contact ni d'une réponse en trois jours ouvrés.
Ce qui est couvert après la livraison, pour combien de temps et sous quel délai, est écrit noir sur blanc dans le contrat. Avant de signer, pas après.
C'est prévu dès le départ, et c'est écrit dans le contrat : vous récupérez vos données dans un format lisible, vos accès, et la documentation nécessaire pour que quelqu'un d'autre reprenne le travail.
Posez la question à tous vos prestataires, celle-là. Un prestataire qui refuse d'écrire cette clause vous dit déjà quelque chose sur la suite.
Je préfère qu'un client reste parce qu'il le veut, pas parce qu'il ne peut pas partir.
Je les pratique, et je m'en sers quand c'est la bonne réponse. Relier deux services que vous avez déjà coûte parfois quelques dizaines d'euros par mois là où un développement coûterait mille fois plus. Ce serait malhonnête de vous le cacher.
La limite arrive quand la règle métier devient trop particulière, quand le volume grossit, ou quand une chaîne d'automatisations devient un empilement que plus personne ne comprend — et que le jour où elle casse, personne ne sait par où commencer.
Mon travail, c'est aussi de vous dire quand un abonnement à 30 € suffit. Ça m'est arrivé, et ça m'arrivera encore.
C'est le cas le plus fréquent, et c'est un très bon point de départ : ce classeur contient des années de règles métier que personne n'a jamais écrites ailleurs. Il ne se jette pas, il se lit.
Je sais lire et reprendre les macros écrites en Visual Basic, retrouver les règles qu'elles appliquent, et les porter dans un outil où plusieurs personnes travaillent en même temps sans écraser le travail des autres — avec tout l'historique conservé.
Une IA générique, elle, part d'une page blanche. Elle ne sait pas pourquoi la colonne AG est calculée comme ça depuis 2019.
S'asseoir en face de quelqu'un qui n'arrive pas à expliquer son problème, et le comprendre quand même. Reconnaître ce qu'il ne dit pas. Savoir ce qu'une déclaration sociale doit contenir, pourquoi une paie tombe faux, ce qu'un comptable attend d'un export.
Quinze ans de comptabilité, de paie et de gestion avant la première ligne de code. C'est ça que vous payez — le reste, ce sont des outils, et j'ai les meilleurs.